Les 5 moments les plus caritatifs de la F1

Contrairement au refus de Verstappen d’aider la poursuite de Perez pour la 2e place du championnat, l’histoire de la F1 est pleine de moments de travail d’équipe et d’amitié.

Le refus de Max Verstappen de céder la 6e place à son coéquipier Sergio Perez avant de franchir la ligne d’arrivée du Grand Prix du Brésil a suscité de nombreux débats dans le sport. Avec le championnat des pilotes néerlandais assuré au Japon et la place de deuxième à gagner – que Perez a finalement perdue – le refus de Verstappen de laisser Perez terminer devant était-il un acte égoïste ? Dans cet article, nous examinons certains des moments les plus charitables entre coéquipiers dans l’histoire de la F1.

1 – S’il te plaît, prends ma voiture, vieux sport

Dans les années 1950, les coéquipiers étaient autorisés à échanger des voitures lors d’un Grand Prix, et partageaient ensuite les points pour la position dans laquelle la voiture est rentrée à la maison, et au Grand Prix d’Italie de 1956, la décision est entrée en jeu pour le championnat de F1. Les coéquipiers de Ferrari Juan Manuel Fangio et Peter Collins pourraient tous deux remporter le titre Pilotes, avec Jean Behra de Maserati. Avec l’abandon de Behra juste avant la mi-distance, il semblait que Fangio, qui avait une avance de huit points sur Collins avant la course, réclamerait la couronne, mais le bras de direction de sa Ferrari s’est cassé. Le troisième pilote de la Scuderia, Luigi Musso, a refusé de passer le relais à Fangio, laissant Collins presque prêt pour le titre. Mais l’Anglais, qui estimait que Fangio méritait de remporter le titre, a cédé sa voiture. Fangio finirait 2e, assez pour remporter le championnat.

2 – Les mains de Senna gagnent l’homme qui lui a appris à rire

Après la forte discorde entre les pilotes McLaren Ayrton Senna et Alain Prost, Senna a trouvé un nouveau coéquipier en 1990, l’Autrichien Gerhard Berger remplaçant le Prost sortant. La relation du couple était notoirement le contraire, avec la plaisanterie pratique de Berger et les ripostes aux vues similaires de Senna, devenant bien documentées. Avec Berger assistant Senna dans ses victoires au titre en 1990 et 1991, Senna donnerait la victoire à son ami à Suzuka. Avec le DNF de Nigel Mansell garantissant à Senna son troisième titre au début de la course, il a permis à Berger de remporter sa première victoire pour McLaren, cimentant le respect entre les deux hommes.

3 – L’hospitalité américaine

Plus tôt dans la saison 2002, Ferrari a atteint un creux particulièrement bas en termes de commandes d’équipe après avoir forcé Rubens Barrichello à permettre à son coéquipier Michael Schumacher de remporter le Grand Prix d’Autriche. L’action de l’équipe a été accueillie par une cacophonie de huées et de moqueries de la foule, avec un Schumacher embarrassé offrant sa place sur le podium et le trophée au Brésilien. Dans l’avant-dernière manche en Amérique, avec Schumacher, longtemps champion de F1, il a tenté de réparer les torts en permettant à Barrichello de le rattraper alors qu’ils approchaient de la ligne à Indianapolis. Barrichello a remporté la victoire à 00,11 seconde, Schumacher admettant par la suite: “C’était une bonne occasion d’égaliser sur la ligne, et nous avons un peu échoué!”

4 – Coulthard retire la victoire après une connexion radio

Lors de l’ouverture du rideau en Australie en 1998, le duo McLaren de Mika Hakkinen et David Coulthard avait conclu un accord avant la course selon lequel celui qui mènerait dans le premier virage au départ gagnerait. À un peu plus de la mi-distance, Hakkinen s’est arrêté de manière inattendue après avoir apparemment mal entendu un appel de l’équipe – plus tard allégué par Ron Dennis comme étant un inconnu qui avait « branché » le système radio – donnant la tête à Coulthard. Mais à quelques tours du drapeau, l’Écossais permettrait à Hakkinen de tenir sa promesse et à Hakkinen de conserver la victoire.

La générosité de Coulthard ne s’est pas arrêtée là. Plus tard cette année-là, il est apparu dans le chat-show comique de la BBC, McCoist et Mac Auley, sur lequel le co-animateur Fred MacAulay a affirmé qu’il avait placé un pari de 400 £ sur Coulthard pour gagner la course. La réponse de Coulthard a été de remettre au comédien sa montre-bracelet en récompense de la perte du pari.

5 – Williams-Renault, l’exécutif d’Uber

La seule entrée non coéquipière pour cette liste, et peut-être l’une des images les plus mémorables de l’histoire de la Formule 1. Nigel Mansell a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne en 1991 pour remettre sa bataille de championnat sur les rails, aidé en outre par Ayrton Senna à court de carburant avant le drapeau. Avec Senna bloqué à la sortie de Club Corner, Mansell a ralenti pour offrir à son rival un retour aux stands, donnant au Brésilien le temps d’étudier le fonctionnement interne de son taxi.

Crédit image en vedette : Pascal Rondeau/Allsport/Getty Images

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